Entre les contreforts des Pyrénées et la Costa Brava, Gérone offre un terrain de jeu exceptionnel pour le gravel. Chemins blancs, singles techniques et pistes forestières s’enchaînent sur un relief généreux. Ce guide rassemble les plus beaux itinéraires autour de la ville, pensés pour les cyclistes de niveau modéré à avancé, en quête de sensations et de panoramas à couper le souffle. Vous y trouverez les classiques incontournables, mais aussi des options plus sauvages, loin des sentiers battus, pour varier les plaisirs selon votre humeur. Chaque parcours est accompagné de conseils pratiques – dénivelé, revêtement, points d’eau, logistique – afin de préparer vos sorties en toute autonomie, sans mauvaise surprise. Préparez vos sacoches, gonflez vos pneus, et laissez-vous guider vers l’aventure gravel parfaite au cœur de la Catalogne.

Pourquoi Gérone est une base idéale pour le gravel

Nichée entre Méditerranée et contreforts pyrénéens, Gérone offre aux cyclistes gravel un terrain de jeu d’une richesse rare. La ville n’est pas qu’un simple point de départ : c’est un carrefour géographique où les paysages se transforment radicalement en quelques kilomètres. En une seule sortie, on passe des oliveraies dorées des Gavarres aux forêts de chênes-lièges, puis aux vallées encaissées qui annoncent la haute montagne. Cette diversité d’altitude et de végétation se traduit par une variété de surfaces qui ravit les amateurs de gravier : chemins de terre compacte, pistes empierrées, sentiers techniques et sections roulantes sur asphalte désert.

Un carrefour géographique unique entre mer et montagne

Le massif des Gavarres, au sud-est de la ville, est une pépite pour le gravel. Ses crêtes douces et ses vallées secrètes dévoilent des centaines de kilomètres de pistes forestières peu fréquentées, avec des vues plongeantes sur la Costa Brava. À l’opposé, les contreforts du Canigó et les premières pentes de la Garrotxa proposent un tout autre défi : montées soutenues, descentes rapides, paysages volcaniques. Cette dualité permet de varier les intensités selon l’humeur du jour, sans jamais charger le vélo sur une voiture.

Une culture cycliste profondément enracinée

Gérone n’est pas qu’une belle ville médiévale : c’est l’un des berceaux du cyclisme européen. De nombreux professionnels s’y installent pour s’entraîner, et cette culture imprègne la vie locale. Dès l’aube, les cafés du centre historique servent des espressos aux cyclistes ; les ateliers de réparation sont nombreux et compétents, et les automobilistes respectent les routes. On trouve facilement des cartes détaillées des pistes non goudronnées, des traces GPS en ligne, et des groupes de cyclistes locaux prêts à partager leurs secrets. Les hôtels et maisons d’hôtes, habitués à cet accueil, proposent des espaces sécurisés pour les vélos et des petits-déjeuners copieux.

Un climat méditerranéen avec des hivers doux et des étés secs

Le climat est un atout majeur. Les hivers doux permettent de rouler toute l’année ; les étés, bien que chauds, restent secs, avec des chemins roulants et une poussière dissipée par la brise marine. On part directement du centre historique, sans étape de liaison ennuyeuse. Grâce au réseau dense de petites routes et de pistes agricoles qui entoure la ville, et à la proximité immédiate des Gavarres et des contreforts pyrénéens, Gérone est une base idéale pour enchaîner les itinéraires pendant des semaines sans jamais se répéter.

Comprendre le terrain et les niveaux de difficulté

Les types de sols que vous rencontrerez

Autour de Gérone, le gravel se joue sur une mosaïque de surfaces qui change du tout au tout selon le secteur. Dans la plaine de l’Empordà, ce sont des pistes agricoles compactes, souvent sablonneuses l’été, où la roue arrière patine volontiers dans les virages serrés. Plus au sud, le massif des Gavarres impose ses chemins de terre ocre, tassés par les tracteurs forestiers, mais criblés de racines et de pierres tranchantes après les pluies. À l’ouest, les contreforts du Montseny se montrent plus techniques : sentiers de bergers en pente raide, dalles de granit affleurantes, ruisseaux à gué qui demandent une vraie maîtrise du vélo. Le long des rières et des canaux d’irrigation, en revanche, le gravier roule facilement, parfait pour récupérer, même si une végétation basse masque parfois les trous. Et n’oubliez pas les pavés dégradés à l’entrée des villages médiévaux : brefs, mais traîtres, surtout avec des pneus gonflés à basse pression.

Évaluer le dénivelé et la distance selon votre condition

Choisir un itinéraire ici ne se résume pas à additionner des kilomètres. Le dénivelé compte autant, et les profils vont du presque plat au franchement vallonné. Pour un cycliste régulier sans être aguerri, une sortie de 40 à 60 kilomètres avec moins de 500 mètres de montée reste confortable sur les pistes de la plaine. Mais dans les Gavarres, une boucle de 50 kilomètres peut grimper de 900 mètres, avec des rampes à 12 % sur terre meuble : une tout autre affaire, même pour des jambes entraînées. Les grimpeurs expérimentés préféreront les 80 à 100 kilomètres autour de Santa Coloma de Farners, où le dénivelé dépasse allègrement les 1 500 mètres. Pensez aussi à votre endurance mentale dans les descentes techniques : un parcours court mais cassant peut épuiser plus qu’une longue distance roulante. Enfin, la saison joue : l’été, la chaleur accélère la fatigue et réduit votre vitesse moyenne de 10 à 15 %, allongeant d’autant le temps passé en selle.

Ne sous-estimez pas les sections techniques des Gavarres : un terrain qui semble roulant sur la carte peut cacher des passages caillouteux et raides. Prévoyez toujours une marge de sécurité dans votre temps de parcours.

Pour une première découverte, visez un ratio de 10 mètres de dénivelé par kilomètre. Si vous dépassez les 15 mètres par kilomètre, prévoyez une pause longue et des réserves d’eau supplémentaires. Et rappelez-vous : la distance affichée par votre GPS ne reflète jamais l’effort réel sur ces sols changeants.

Les itinéraires classiques à ne pas manquer

Certains parcours autour de Gérone sont devenus de véritables références pour les amateurs de gravel. Ils allient patrimoine naturel, dénivelés intéressants et surfaces variées, sans jamais lasser. Voici trois classiques incontournables pour tout cycliste en quête d’aventure.

Le tour du lac de Banyoles avec ses sections gravel

Le lac de Banyoles, plus grand lac naturel de Catalogne, se prête admirablement au gravel avec une boucle d’environ 25 kilomètres. On part du centre-ville, puis on rejoint rapidement les rives. La piste cyclable qui longe le lac, bien damée, est parfaite pour s’échauffer. Mais l’intérêt réside surtout dans les chemins qui s’en écartent. À l’ouest, des sentiers étroits traversent zones humides et bois de chênes-lièges, avec des passages techniques sur racines et cailloux. À l’est, des pistes agricoles roulantes offrent des vues imprenables sur l’eau et les collines. Prévoyez des pneus d’au moins 40 mm : certains tronçons restent boueux même en été. Avec les variantes gravel, la boucle complète avoisine les 35 kilomètres et se boucle en deux à trois heures selon le rythme.

L’ascension de Rocacorba par les chemins d’approche

Rocacorba fait vibrer les cyclistes de la région. La route goudronnée menant au sommet est un mythe local, mais l’approche gravel par les pistes forestières est tout aussi mémorable, et bien plus sauvage. Depuis Sant Martí de Llémena, on s’engage sur des chemins de terre et de gravier qui serpentent à travers les chênaies. La montée est longue, exigeante, avec des pentes dépassant régulièrement les 10 % sur des surfaces parfois instables. Le jeu en vaut la chandelle : au sommet, à plus de 900 mètres, la vue panoramique sur les Pyrénées et la plaine de Gérone est à couper le souffle. Comptez une journée entière pour cette sortie, avec un dénivelé positif dépassant les 1 200 mètres sur l’ensemble du parcours.

Le réseau des Gavarres, terrain de jeu infini

Pour ceux qui préfèrent l’exploration à la performance, le massif des Gavarres, au sud-est de Gérone, est un labyrinthe de pistes non balisées. Ce massif granitique, couvert de forêts méditerranéennes, abrite des centaines de kilomètres de chemins parfois oubliés. On y trouve de tout : pistes larges et roulantes, singles techniques, montées caillouteuses, descentes rapides. Munissez-vous d’un GPS et tracez votre propre boucle au départ de villages comme Madremanya, La Bisbal d’Empordà ou Monells. Les possibilités sont infinies, avec des distances allant de 40 à 120 kilomètres. L’ambiance est sauvage et paisible, loin du tumulte touristique de la côte. Attention toutefois à bien vous hydrater : les points d’eau sont rares en été, et la chaleur peut être intense au cœur du massif.

Explorer le massif des Gavarres en profondeur

Une journée type entre Gérone et la côte

Partez de Gérone aux premières lueurs, quand la ville s’éveille à peine. Rejoignez le massif des Gavarres par la piste qui serpente depuis le quartier de Taialà. Laissez-vous happer par les chênes-lièges et les sous-bois odorants. L’itinéraire classique, d’environ 70 kilomètres, vous mène vers Sant Martí Vell avant de descendre en lacets vers la mer à Palamós. Les chemins de terre ocre, parfois sablonneux, offrent des points de vue spectaculaires sur la Costa Brava. Prévoyez une halte au hameau de Romanyà de la Selva, perché à 300 mètres d’altitude, où une fontaine et une petite épicerie de dépannage vous attendent. La descente vers la côte est roulante mais exigeante, avec des passages de gravier compact surplombant les criques. Pour le retour, empruntez le vieux chemin de crête qui surplombe Calonge, puis rejoignez la vallée du Rissec par une piste forestière ombragée, idéale en été. Comptez six à sept heures de pédalage, pauses comprises, avec un dénivelé positif de 1 200 à 1 500 mètres selon les variantes choisies.

Les variantes plus techniques pour les cyclistes aguerris

Le massif recèle des tronçons nettement plus sauvages pour qui cherche la difficulté. La montée vers le puig d’Arques, point culminant des Gavarres (532 mètres), se mérite : pentes à 15 %, racines apparentes, éboulis de schiste et passages à gué. Une variante exigeante relie Sant Cebrià dels Alls à Monells par le col de la Ganga, où le sentier se rétrécit et où la technique prime sur la puissance. Les plus courageux enchaîneront la boucle dite « des trois ermitages » – Santa Pellaia, Sant Sebastià et Sant Miquel – avec des descentes raides en pierre volcanique qui testent le contrôle du vélo. Ces itinéraires demandent des pneus d’au moins 40 mm et une bonne connaissance du terrain. Les sentiers sont souvent étroits, bordés de buis et de fougères, et se transforment en torrents boueux après les pluies. Prévoyez un kit de réparation complet, car les crevaisons sont fréquentes sur les sections les plus abrasives.

À noter : les Gavarres ne sont pas officiellement balisées pour le gravel. Téléchargez des fichiers GPS fiables auprès de clubs locaux ou de plateformes communautaires avant de vous engager. La signalisation existante, destinée aux randonneurs, peut prêter à confusion.

Itinéraires vers la mer et les vallées intérieures

Descente vers la Costa Brava par les crêtes

Depuis Gérone, quittez la ville par les premières rampes qui mènent aux hauteurs de Sant Julià de Ramis. La route s’élève vite, dévoilant des panoramas saisissants sur la plaine de l’Onyar, puis bascule vers les crêtes surplombant la mer. Terre compacte, cailloux roulants : le revêtement varie, et c’est exactement ce que cherchent les pneus gravel. Sur ces lignes de crête exposées, le vent marin vous accompagne ; ensuite, vous plongez sous les chênes-lièges, bercés par leurs odeurs résineuses. La descente vers L’Escala ou l’Estartit ? Un pur régal. Virages serrés, passages en balcon au-dessus des calanques, échappées soudaines sur des criques isolées. Faites un détour par Pals, ce village perché aux ruelles médiévales, idéal pour une pause photo. Attention, la section exige du métier : certaines pentes flirtent avec les 12 %, et les graviers deviennent instables après la pluie. Emportez beaucoup d’eau, surtout d’avril à octobre.

Remontée des vallées du Ter et de l’Onyar

Vous préférez des vallées plus douces ? La remontée du Ter, depuis la plaine de Gérone, offre un tout autre caractère. Le long du fleuve, chemins agricoles et digues herbeuses se succèdent, parfaitement roulants, avant de bifurquer vers les coteaux de l’Onyar. Les montées y sont progressives, souvent en faux-plat, parfaites pour enchaîner les kilomètres et bosser l’endurance. Le décor change sans cesse : vignobles de l’Empordà, tournesols en été, villages perchés comme Bescanó ou Sant Gregori, où les fontaines publiques invitent à la pause. Peu à peu, la vallée de l’Onyar se resserre. Sous les chênes, le terrain devient plus technique, avec racines et pierres apparentes. C’est là que les descentes prennent leur revanche : courtes, nerveuses, elles dévalent vers les ponts de pierre qui enjambent la rivière.

Boucles modulables et conseils pratiques

  • Montées roulantes et descentes rapides se combinent, avec un dénivelé positif de 800 à 1 500 mètres.
  • Chênes-lièges, vignobles, villages perchés : les paysages varient, et les Pyrénées pointent au nord.
  • Comptez des boucles de 50 à 120 kilomètres, en reliant les deux itinéraires par des chemins de liaison bien balisés.

Sur les longues distances, prévoyez au moins deux bidons et quelques barres énergétiques : les villages ne surgissent pas tous les 10 kilomètres. Des pneus de 40 mm sont conseillés pour absorber les vibrations des sections caillouteuses. Partez tôt pour éviter la chaleur sur les crêtes ; l’après-midi, le vent peut corser la descente vers la côte.

Logistique pratique pour organiser vos sorties

Points de départ et stationnement autour de Gérone

Le parc de la Devesa s’impose comme un point de rendez-vous central pour vos sorties gravel. Vaste espace vert en bordure du centre historique, il donne directement sur les pistes cyclables qui longent le Ter et filent vers les chemins de campagne. À proximité immédiate, plusieurs zones de stationnement payant affichent des tarifs de 1 € à 3 € par heure, ou des forfaits journaliers entre 8 € et 12 €. Pour éviter de payer, les abords du stade de Montilivi et certaines rues de Santa Eugènia proposent des places gratuites — encore faut-il arriver tôt le week-end. Les parkings relais, comme celui de la gare de Gérone, offrent une alternative maline : combinez train et vélo pour rejoindre des points de départ éloignés sans vous soucier de la voiture. Depuis les villages voisins, Celrà ou Sant Julià de Ramis par exemple, le stationnement sur les places publiques est généralement facile et gratuit, mais restez attentifs aux panneaux de réglementation locale.

Ravitaillement en eau et en nourriture sur les parcours

L’eau et les vivres méritent une attention particulière dès que vous vous éloignez de l’agglomération. Les villages traversés possèdent souvent des fontaines publiques, sur les places principales ou près des églises, mais leur fonctionnement varie selon la saison. Partez donc avec deux bidons de 750 ml chacun, et emportez un filtre ou des pastilles désinfectantes pour les sources naturelles rencontrées en pleine nature. Côté solide, les boulangeries de Bordils, La Pera ou Madremanya proposent pains, viennoiseries et parfois sandwichs, mais elles ferment souvent en fin de matinée. Prévoyez aussi des encas énergétiques — barres, fruits secs — achetés dans les supermarchés de Gérone avant le départ, pour un budget de 5 € à 15 € par jour. En été, évitez la chaleur entre 13 h et 17 h ; roulez plutôt dès 7 h le matin ou après 18 h, quand les températures sont supportables et les routes plus calmes. Dans ce cas, adaptez vos ravitaillements, car de nombreux commerces baissent le rideau en début d’après-midi.

Saisonnalité, météo et équipement recommandé

Les meilleures périodes pour rouler

Deux fenêtres d’or rythment le gravel autour de Gérone : le printemps, d’avril à juin, et l’automne, de septembre à novembre. Les températures y oscillent entre 15 et 25 °C, les journées s’étirent, et les sols offrent une adhérence idéale — ni trop secs, ni détrempés. Les chemins des Gavarres et du massif des Guilleries, souvent techniques, se montrent alors sous leur meilleur jour : ornières stabilisées, ruisseaux guéables, végétation encore loin des sentiers étroits.

Entre décembre et février, les pluies transforment les pistes argileuses en pièges glissants. La plaine du Ter devient boueuse, et les descentes des Alberes demandent une vigilance accrue. Rien à proscrire, mais tout à doser : privilégiez les crêtes bien drainées et les chemins empierrés du côté de Besalú, qui restent praticables même après une averse.

L’été impose une autre logique. Dès 10 h, la chaleur méditerranéenne peut franchir les 35 °C, et l’ombre se fait rare sur les crêtes dénudées. Solution : s’élancer à l’aube, vers 6 h 30, pour boucler les 60 à 80 km avant midi. Les forêts de chênes-lièges du Cap de Creus offrent un peu de fraîcheur, mais les portions exposées à la tramontane vident les réserves d’eau à toute allure.

Quel matériel emporter selon la saison

Au printemps comme à l’automne, la polyvalence est reine. Une veste coupe-vent imperméable de type Gore-Tex, des gants longs déperlants, des pneus en 40-45 mm tubeless : voilà la base. Les matins surprennent — un maillot thermique à manches longues et une surveste légère, retirés dès que le soleil monte, changent tout.

L’hiver, tout repose sur l’étanchéité. Sur-chaussures néoprène, pantalon coupe-vent renforcé aux genoux, gants isolants : non négociables. Ajoutez des garde-boue, non pour vous, mais pour épargner votre groupe. Et vérifiez vos freins à disque : la boue encrasse les plaquettes vite fait.

L’été, on allège. Une grande gourde de 1,5 L, un bidon de 750 ml avec électrolytes, une crème solaire indice 50+, une casquette sous le casque. Un gilet réfléchissant léger pour la descente du soir, et un kit tubeless avec deux cartouches de CO₂ — les épines de garrigue percent sans prévenir sur sol chaud.

Au printemps et à l’automne, les conditions sont idéales. En hiver, les chemins peuvent être boueux ; en été, la chaleur impose de partir tôt et de prévoir une protection solaire.

Respecter l’environnement et les règles locales

Passages privés et réserves naturelles

Autour de Gérone, le gravel se faufile entre terres agricoles, forêts méditerranéennes et espaces protégés. Le parc naturel du Montgrí, les îles Medes et le massif des Gavarres imposent des règles strictes. Nombre de chemins traversent des propriétés privées, des masos, des domaines viticoles. D’autres longent des réserves où la circulation est encadrée. Avant de partir, consultez les cartes topographiques et les applications locales : elles signalent les tronçons interdits. Dans les réserves, le vélo reste souvent cantonné aux pistes principales. Les sentiers à voie unique, eux, appartiennent aux randonneurs. Pensez aussi aux fermetures saisonnières, lors de la nidification ou de la chasse. Ignorer ces règles expose à des amendes de 100 € à 600 € selon la gravité. Sans compter les dégâts causés aux écosystèmes.

Bonnes pratiques pour préserver les chemins

Le gravel ne justifie pas de rouler partout. Ici, les pistes en terre compactée ou en calcaire souffrent vite sous la pluie. Les ornières laissées par les pneus deviennent permanentes, l’érosion s’accélère. Roulez donc par temps sec. Si une zone boueuse se présente, mettez pied à terre plutôt que de forcer. Le respect des autres usagers compte tout autant. Bergers, agriculteurs, promeneurs ne s’attendent pas à voir débouler des cyclistes à pleine vitesse. Annoncez-vous de loin, ralentissez, saluez. Enfin, remportez vos déchets, même les plus petits : emballages de barres, gels, chambres à air usagées. Et ne cueillez rien.

Voici les règles d’or à garder en tête pour chaque sortie :

  • Restez sur les pistes autorisées et respectez la signalisation.
  • Refermez les barrières après votre passage.
  • Évitez de rouler sur les sentiers pédestres restreints.
  • Ne laissez aucune trace de votre passage.

Adoptez ces comportements, et vous préservez la beauté sauvage de ces paysages. Vous assurez aussi que les propriétaires locaux continuent d’ouvrir leurs terres aux cyclistes. C’est une responsabilité partagée, qui transforme une simple balade en aventure durable.

Conclusion

Ce guide vous donne toutes les clés pour explorer les plus beaux itinéraires gravel autour de Gérone, en alliant plaisir, sécurité et respect du territoire. Des chemins de terre des Gavarres aux pistes de la vallée du Ter, chaque parcours dévoile une facette unique de la région, entre patrimoine médiéval, forêts de chênes-lièges et panoramas sur la Costa Brava. L’essentiel est de choisir un circuit adapté à votre niveau et à votre condition physique, tout en emportant de quoi réparer un pneu et une bonne réserve d’eau. Alors, enfourchez votre vélo, ouvrez l’œil sur les balisages discrets et laissez-vous guider par le relief : la prochaine aventure commence dès que vous quittez l’asphalte.